Le radon
Invisible et inodore, le radon peut s'accumuler dans les logements. Le potentiel de votre commune indique s'il faut s'en préoccuper.
Un gaz naturel
Le radon provient de la désintégration de l'uranium contenu dans les roches, surtout granitiques et volcaniques. Il s'accumule dans les pièces mal ventilées, en particulier au sous-sol et au rez-de-chaussée. Inhalé pendant des années, il augmente le risque de cancer du poumon : c'est la deuxième cause de ce cancer après le tabac, et le risque est plus élevé chez les fumeurs.
Le potentiel de chaque commune
L'arrêté du 27 juin 2018 classe chaque commune dans l'une des trois zones à potentiel radon, établies par l'ASNR (ex-IRSN) :
- Catégorie 1 : potentiel faible ;
- Catégorie 2 : potentiel faible, mais des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments ;
- Catégorie 3 : potentiel significatif.
6 767 communes sont classées en catégorie 3. Dans ces communes, l'information sur le radon figure dans l'état des risques remis aux acheteurs et aux locataires.
Le niveau de référence
Le Code de la santé publique fixe un niveau de référence de 300 Bq/m³ en moyenne annuelle dans l'air intérieur. Au-delà, il est recommandé d'agir.
Que faire ?
- Mesurer : un dosimètre posé au moins deux mois pendant la saison de chauffe donne une bonne estimation.
- Aérer et ventiler : aérer chaque jour, ne pas obstruer les entrées d'air.
- Étanchéifier les passages entre le sol et le logement (fissures, traversées de canalisations) et ventiler le vide sanitaire.
Chaque page commune indique la catégorie de la commune.
Sources : ASNR, « Connaître le potentiel radon de ma commune » ; arrêté du 27 juin 2018 portant délimitation des zones à potentiel radon ; Code de la santé publique (article R.1333-28).