Les pesticides dans l'eau du robinet
Les pesticides et leurs produits de dégradation, les métabolites, sont recherchés dans l'eau distribuée avec des limites très basses.
Des limites très basses
- 0,1 µg/L pour chaque pesticide et chaque métabolite jugé pertinent (0,03 µg/L pour l'aldrine, la dieldrine, l'heptachlore et l'heptachlore époxyde) ;
- 0,5 µg/L pour le total des pesticides mesurés.
Ces limites ne sont pas des seuils de toxicité : elles traduisent un principe de précaution. Pour chaque substance, une valeur sanitaire maximale, établie à partir des travaux de l'Anses, sert à décider si l'eau peut continuer à être bue en cas de dépassement.
Les métabolites
En se dégradant, un pesticide produit des métabolites. L'Anses évalue leur pertinence : un métabolite pertinent est soumis à la limite de 0,1 µg/L ; un métabolite jugé non pertinent relève d'une valeur indicative plus élevée. Dans les données publiées, certains métabolites très recherchés, comme le chlorothalonil R471811 ou l'ESA-métolachlore, n'ont pas de limite de qualité associée : nos pages affichent leurs résultats sans verdict de conformité.
Dérogations et restrictions
Quand un réseau dépasse durablement une limite sans risque sanitaire, le préfet peut accorder une dérogation limitée dans le temps, assortie d'un plan d'actions (protection de la ressource, traitement). Les prélèvements concernés apparaissent « conformes par dérogation ». Si la valeur sanitaire maximale est dépassée, l'eau ne doit plus être bue et la population en est informée.
Les chiffres
Sur la période du 1er août 2025 au 31 juillet 2026, 920 réseaux ont dépassé 0,5 µg/L pour le total des pesticides, et le chlorothalonil R471811 a été mesuré dans 12 359 réseaux. Chaque page commune liste les substances en dépassement et leurs dates.
Sources : Code de la santé publique ; Anses ; résultats du contrôle sanitaire (ministère chargé de la santé).