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Vigiprev

Antennes relais 4G et 5G : ce qu'il faut savoir

Chaque mois, l'Agence nationale des fréquences publie la liste des installations radioélectriques de plus de 5 watts. Vigiprev en tire, pour chaque commune, le nombre de supports d'antennes de téléphonie mobile, par opérateur et par technologie.

Supports, antennes, émetteurs

Un support est la structure qui porte les antennes : pylône, toit d'immeuble, château d'eau, clocher. Il peut accueillir les antennes de plusieurs opérateurs. Chaque antenne porte un ou plusieurs émetteurs, un par technologie et par bande de fréquences : 2G (GSM), 3G (UMTS), 4G (LTE) et 5G (NR).

Vigiprev compte les supports qui portent au moins un émetteur de téléphonie mobile, quel que soit l'opérateur (Orange, SFR, Bouygues Telecom, Free Mobile, et les opérateurs d'outre-mer). Le réseau ferroviaire GSM-R, les réseaux privés, les expérimentations, les faisceaux hertziens, la radio et la télévision ne sont pas comptés.

Au 31 août 2026, l'ANFR recense 69 092 supports de téléphonie mobile en service, dont 68 855 avec la 4G et 50 198 avec la 5G.

En service ou seulement autorisé

Un émetteur est d'abord autorisé par l'ANFR, puis déclaré en service par l'opérateur quand il émet. Les pages communes comptent séparément les supports dont les antennes sont autorisées mais pas encore en service : ce sont souvent des projets d'installation ou d'ajout de la 5G.

Avant d'installer une antenne, l'opérateur doit transmettre un dossier d'information au maire, qui peut le mettre à la disposition des habitants (loi n° 2015-136 du 9 février 2015).

La 5G

La 5G est ouverte au public en France depuis la fin de l'année 2020. Elle utilise surtout trois bandes de fréquences : 700 MHz, 2,1 GHz (souvent partagée avec la 4G) et 3,5 GHz, la bande la plus récente, qui offre les débits les plus élevés. Un support « 5G » sur Vigiprev porte au moins un émetteur 5G en service, quelle que soit la bande.

Valeurs limites d'exposition

L'exposition du public aux ondes est encadrée par le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002, qui reprend une recommandation européenne. Pour la téléphonie mobile, les valeurs limites vont de 36 V/m (bande des 700 MHz) à 61 V/m (2,1 GHz et au-delà). Elles s'appliquent partout où le public a accès.

Depuis le 1er janvier 2026, l'ANFR considère comme « point atypique » un lieu où l'exposition dépasse 9 V/m (le seuil était de 6 V/m auparavant). Les opérateurs concernés doivent alors réduire l'exposition dans un délai de six mois, dans la mesure où c'est techniquement possible sans dégrader le service.

Obtenir une mesure gratuite

Toute personne peut demander gratuitement une mesure de l'exposition aux ondes dans son logement ou dans un lieu accessible au public :

  1. remplir le formulaire de demande (Cerfa n° 15003), en ligne sur mesures.anfr.fr ou sur service-public.fr ;
  2. le faire signer par un organisme habilité : la mairie ou l'intercommunalité, l'agence régionale de santé, ou une association agréée ;
  3. l'ANFR envoie un laboratoire accrédité et indépendant ; le résultat est publié sur cartoradio.fr, qui recense aussi l'emplacement de toutes les antennes.

Et la santé ?

Les effets sanitaires des radiofréquences sont évalués par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dont les avis sont publiés sur anses.fr. Le portail interministériel radiofrequences.gouv.fr rassemble les textes, les mesures et les réponses aux questions les plus fréquentes. Vigiprev ne fait que décrire les installations recensées.

Sources